L’orthophonie, c’est un métier qui commence par un recueil des besoins, une analyse des besoins, une étude d’opportunité, une obligation de moyens, il continue avec un pilotage de projet, un accompagnement au changement, des points d’avancement réguliers, et surtout, un bilan final qui permet d’avancer de nouvelles préconisations ou déclarer la résolution de problèmes effective.
Certes, c’est une manière de voir l’orthophonie peu orthodoxe, mais je vous assure que j’ai foncièrement la sensation de toujours avoir fondamentalement pratiqué le même art. Mon expérience de l’orthophonie a été aussi de vivre l’exercice salarié, libéral et en association, la création de cabinet.
L’association et le libéral ? Frustrant pour moi : je préfère le travail d’équipe, la complémentarité et l’intelligence collective.
La création de cabinet ? J’ai tellement adoré que j’ai réussi à le faire deux fois. Etude de marché, démarchage, communication et installation. Deux aventures stimulantes dont le souvenir titille parfois une envie d’entreprendre
Alors pourquoi avoir arrêté l'orthophonie ?
Sensation d’en avoir fait le tour, déjà.
Et un jour j’ai découvert l’informatique. J’ai toujours créé des supports de rééducation, des jeux.
Alors je me suis lancée toute seule à corps perdu dans le domptage de la bête, avec un but : triturer de l’image, de l’animation, bref essayer de faire avec l’animal des choses que l’on ne peut absolument pas faire sans lui. Trouver avec l’informatique des solutions innovantes.
Et puis l’amour m’a fait changer de région, et j’ai dit TOWANDA !
Je change de vie professionnelle, je me lance dans une nouvelle aventure.